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Il etait une fois les murs...


Le motif apparaît toujours comme rassurant, il se répète, on le reconnaît facilement. C’est un code universel qui nous rassure. La symétrie ajoutée à un sujet banal: les fleurs, géométrie, symboles; nous font accéder à un espace universel familier. Une fois la scène posée, pourquoi se contenter d’un espace bi-dimentionnel ? N’avons nous pas cette capacité si pratique d’envisager l’espace en trois dimensions de supposer l’espace ? Et si on associait le motif à son champ lexical? Chaque élément graphique est emprunté. Naïvement on pourrait croire que tout est nouveau mais chaque couleur a une histoire, du bleu de travail au vert Veronèse, en passant par le jaune d’or… A lire ou Relire: le Petit livre des couleurs de Michel Pastoureau et Dominique Simonnet Les formes, le design, les cadres, sont des codes graphiques évolués, qui à travers le temps se sont enrichis et pour certains popularisés. Nous portons ces codes, nous les transmettons et parfois nous les enfreignons. la peinture rejoint ce même principe de code, d’école, et de transgression. nous projetons au mur ce que nous pensons comme unique et nous essayons de trouver le faisceau qui éclairera le spectateur de nos intentions. Les personnages de littérature, de conte, de notre mémoire collective font écho au motif et ne font que souligner ce propos. Rien n’est plus semblable qu’une histoire et un motif. On pourra relire 30 fois une histoire, comme revoir 30 fois un motif et pourtant avoir l’impression de le découvrir à nouveau comme un simple trait.

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Jessica Moritz©2020

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